La photo, un art politique

La photo, un art politique

Le festival de photographie Les Rencontres d’Arles invite chaque année les photographes d’un pays particulier. La Colombie était à l’honneur cet été et, à travers elle, des photographes d’hier et d’aujourd’hui.

La vuelta !

La Vuelta ! est le titre de l’exposition consacrée à 28 artistes invité-es de Colombie. Ce mot issu de l’argot des narcotrafiquants signifie « meurtre, trafic, vol ». Mais aussi « le tour », dans le sens des rondes que répètent des passeurs de drogue à travers les quartiers qu’ils parcourent à moto, là où aucune voiture ne peut les intercepter.

La violence et les ravages liés aux trafics sont omniprésents dans les œuvres exposées. Il s’agit de morts anonymes, de disparus, de « soldats » vivant dans la jungle, d’hommes en armes aux rudes conditions de vie.

La photo politique

Les reporters de guerre racontent par la photographie ce que le terrain leur donne à voir. De fait, l’image, comme d’autres arts, est politique. C’est ce que confirme cette exposition résolument marquée par le trafic de drogue et ses conséquences, mais aussi par l’invasion des États-Unis qui a pris une place immense dans l’imaginaire collectif.

Au-delà du trafic

L’exposition déroule quatre thématiques : histoire-mémoire, lieu-territoire, nature-culture et identité-représentation. On y trouve un herbier synthétique qui ressemble trait pour trait à un véritable travail de recensement de plantes mais questionne le paraître. Une photographie monumentale qui met en scène la déforestation, la pollution, l’empreinte humaine à travers les territoires. Des photographies montrant les angles reconstruits aux coins des rues pour éviter que les sans-abris ne s’y installent…

La brochure de l’exposition dit que « la vuelta », c’est aussi le retour, un espoir de renouveau.

La Vuelta ! dans les pages du site des Rencontres.

 

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