Le Cercle des danseurs disparus

Le Cercle des danseurs disparus

Nuit de la jeune chorégraphie. C’est un extrait du spectacle Réminiscences par la compagnie Le Cercle des danseurs disparus qui clôt la soirée. Le plateau est petit dans la cour du château comtal de la cité de Carcassonne. Trop petit pour la mise en scène usuelle. Temps imparti : 17 minutes.

Réminiscences débute de façon merveilleusement poétique, surprenante et déroutante à la fois. L’illusion fonctionne, on ne sait plus d’où sortent ces mains, ces pieds, qui est où, qui fait quoi et finalement peu importe. Une fois le besoin de comprendre mis en veille, le spectacle embarque dans un univers onirique passionnant.

Les 2 danseuses et 5 danseurs progressent entre hip-hop et danse contemporaine. Ils sont vifs, parfaitement synchronisés. Les gestes sûrs, le rythme dans la peau. Cela va vite, de plus en plus vite.

Il est question du temps. De choses qui reviennent comme déjà vues. Mais finalement, peu importe les réminiscences tant l’ensemble est bluffant, fort, ajusté. Les scènes s’enchaînent, tantôt drôles, toujours étonnantes, avec, en trame esthétique, une expression poétique récurrente.

Ifrah Zerarda est le chorégraphe de cette jeune compagnie toulousaine créée en 2015. Il dit de lui qu’il était un enfant timide, rond, bègue. Heureusement pour nous, la danse l’a trouvé…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.