#Défi d’écriture : le partage !

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soirée pyjama

Alice se sentait toujours tenue par ses obligations professionnelles, jamais vraiment en paix, parfois aux portes du burn out. Paul avait souvent du mal. Il préférait s’éloigner pour ne pas subir ces « pressions », mais il aimait bien aussi quand elle lui racontait ses soucis. Elle lui demandait même son avis, de temps en temps. Il se souvient qu’une fois, c’était un dimanche soir, elle lui avait demandé : « tu veux bien m’apporter ce bocal de cerises confites à l’eau de vie ? Elles me viennent de ma grand-mère, plus de 10 ans d’âge donc. J’ai envie de les partager avec toi. » Après de longues minutes, Paul extrait le bocal du fond du placard. « J’ai eu du mal, dit-il, mais les voilà. Je porte aussi des petits bols. On va essayer de ne pas en mettre partout ».

Après deux ou trois cerises, Alice raconte : « C’est qu’elle avait un tempérament de feu, ma grand-mère ! Elle sortait beaucoup, s’amusait, mais sans jamais être infidèle. C’est du moins ce qu’elle disait ! »

- Et ton grand-père ? demande Paul, comment le vivait-il ?

- Il avait des sentiments contradictoires : éperdu d’amour, mais triste de la voir partir si souvent.

- Un peu comme moi, alors…

- Il faut que tu m’acceptes comme je suis, si tu veux qu’un jour nous vivions ensemble.

Paul part dans ses questions : habiter ensemble, ou pas, vivre chacun nos vies, et se retrouver de temps en temps. Il ne sait pas.

- Est-ce que tu serais prêt pour un embarquement immédiat ?

Il ne sait quoi lui répondre, à la fois pour ne pas la blesser, et pour ne pas s’engager trop vite. Elle le regarde tristement. Il ne voit pas les larmes dans ses yeux.

- Dis-moi, Paul, je veux savoir.

- Dis-moi Alice, quand pourras-tu enfin t’arrêter de travailler ? Je peux te proposer des postures de rééducation ! J’ai l’expérience. En vrai, ça fait plus de ans que je ne travaille pas. Je sais faire !

Alice sourit. Elle n’a pas la réponse qu’elle attend. Mais Paul n’y arrive décidément pas. Il se rapproche d’elle, lentement, sur le canapé d’une couleur indéterminée. Elle pose sa tête sur ses genoux. Il est bien. Il voudrait répondre oui, je suis prêt ; les mots se bloquent dans sa gorge. Alors il préfère raconter : « Tu te souviens quand nous nous promenés le long de l’aqueduc qui alimente le Canal du Midi. Nous nous sommes assis près du ruisseau et mon téléphone est tombé dans l’eau. J’ai eu une de ces peurs ! Tu as ri ».

- Oui répond Alice, il faisait beau, tout était calme autour de nous, j’ai aimé ce moment, calme comme une soirée pyjama.

Il la prend doucement par la main, elle lui sourit malgré elle. Elle pense qu’elle a sa réponse.