#Défi d’écriture : le partage !

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l'escargot

Qui est cette souris que j’ai vue passer tout à l’heure ? Il y a combien de temps ? Le temps d’atteindre cette belle laitue ? Ou celui d’aller à la rencontre de ma copine Julie ? Ou alors quand il faisait jour pour la dernière fois ? C’était une belle femme en tous cas. J’ai entendu quelqu’un l’appeler Alice. C’est un joli nom Alice. Je ne sais pas comment on le lui a offert. Au fait, comment font les humains pour avoir des petits. Julie m’a dit une fois qu’il y avait deux sexes différents chez les humains, et qu’ils devaient choisir un partenaire de l’autre sexe. C’est d’un compliqué ! Et en plus, ils font ça n’importe quand. Nous ils nous faut attendre longtemps, de nombreux jours jusqu’à ce que le printemps revienne, attendre de voir ceux qui écument. Alors, oui, on prend le temps de se caresser, de s’embrasser, de s’entourer, de se chatouiller des antennes. Tout cela ne dure qu’un mois. Mais c’est délicieux.

Bon ! Il faut que je cesse de rêver. Si j’allais grignoter ce classeur qu’ils ont laissé traîner près du hamac. Pas trop loin ? J’y serai quand le soleil passera juste au-dessus de moi. Je vais longer la terrasse. J’y passe parfois, j’aime bien, c’est à l’ombre. Des pas ? Lourds, ça doit être Paul. Il est gentil, il ne me jette pas au loin comme le fait Yvonne. Il me pose délicatement près de la haie.

Voyons ce qu’il y de bon à manger dans ce classeur. Ah, une vieille interrogation écrite ! Adrien avait eu 8 / 10 en arts plastiques. Je vais me régaler. Ils sont drôles les humains. J’ai l’impression qu’ils passent leurs temps à s’évaluer, à se comparer : il faut qu’ils soient les meilleurs, les premiers, toujours plus ! Alors que nous, il nous suffit de manger, dormir, se rencontrer, attendre la pluie, et cerise sur le gâteau, faire l’amour une fois par an. Nous sommes heureux, non ? Pas besoin de radiateur pour se chauffer l’hiver, il suffit de s’endormir profondément. Je crois que c’est la période que je préfère.

Qu’il était bon ce papier ! Ce doit être l’encre violette qui donne ce bon goût de lavande. « Ne fais pas l’enfant, me dit parfois Julie, tu sais bien que la lavande t’empêche de baver correctement, après, tu as du mal à me suivre. On dirait que tu dors sur place. Souviens toi, la fois où Paul avait laissé tomber un canapé sur la terrasse : j’ai mangé toute la salade en t’attendant. Ils devaient fêter un événement extraordinaire : le retour d’Adrien, peut-être ? Je ne comprends rien aux humains : ils doivent attendre d’être ensemble pour être heureux. Alors que nous, il nous suffit de vivre. »