#Défi d’écriture : le partage !

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les deux compères

Le 4X4 à peine garé sous le auvent, ils se sont assis sur la terrasse, au soleil. Ils sont encore énervés. Julien tremble et transpire : jamais il n’est remonté de La Salvetat aussi vite, 15 minutes ; les 4X4 dérapait sur les gravillons dans les virages. Il avait bien cru aller tout droit à la maison forestière. Voilà ce que c’est que de regarder les joueurs de boules !

Il dit à Marc : on boit un coup ? J’ai un peu faim aussi. Marc apporte ce qui reste : un saucisson entamé, un vieil avocat un peu passé, des biscottes, une bougnette, un flacon d’eau de vie et une carafe d’eau fraîche. Ils se mettent à siroter cette vieille prune. Marc cite Audiard : « C’est de la bonne, je connais une polonaise qui en prenait au petit déjeuner. » L’alcool les réchauffe. Ils retirent leurs t-shirts. Ils bronzent, le soleil leur fait du bien.

Julien : Il faudrait ranger les outils. Tu peux cacher les pinces monseigneur dans le cabanon ?

Le soleil de fin d’après-midi descend derrière les grands érables. Un gros nuage noir obscurcit soudain le ciel. Ils se réveillent, suçotent quelques bonbons au plantes sauvages. Il faut ranger tout ça avant qu’ils n’arrivent, dit Marc. Julien s’exécute. Et l’argent, je le mets où ? On va l’enterrer près de chez Yvonne, mais faut faire vite maintenant. En une demi-heure, c’est terminé.

Alice et Paul arrivent sur leur tandem, tout soufflants, tout suants. Tiens, il y a les deux compères, dit Alice. Tu crois qu’ils ont encore fait un mauvais coup ? Je n’aime pas quand ils sont là. On ne les invite pas à dîner, j’ai envie qu’on soit tous les deux ce soir. Hummm, lui répond Paul. Marc et Julien, encore essoufflés après avoir creusé, s’excusent d’être passés et de s’être servis dans le frigo. « On est attendus à Saint-Pons, on y va ». Revenez quand vous voulez leur dit hypocritement Alice.

Paul s’affaire déjà devant le barbecue. Il ne reste que 5 allumettes, il devra faire attention. Mais il est heureux qu’Alice lui sourie.