#Défi d’écriture : le partage !

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le faon

Cette compréhension utilisée vraiment, vers le nord, je me levai pour me diriger vers la fenêtre.

Je vis alors un jeune faon qui grignotait l’écorce d’un jeune poirier que nous nous avions planté cet hiver. J’étais en colère. J’étais attendri. Sa mère un peu plus loin préférait les jeunes pousses de sapin. Pour ne pas l’effaroucher, je sortis doucement, l’appareil photo à la main. Je m’agenouillai à quelques pas de lui. Il ne me regardait pas, tout occupé à se régaler. Le déclic de l’appareil le fit détaler brusquement. Je m’approchai pour constater les dégâts : heureusement que nous avions confectionné ces filets de protection ! Il n’avait brouté que quelques feuilles qui poussaient sur le tronc et qu’il aurait de toutes façons fallu couper.

Rassuré, je revins à mon petit déjeuner, non sans avoir pris le temps de regarder la couleur des nuages. Alice avait tout préparé : pain grillé, beurre salé, fromage, confiture, thé pour elle, café pour moi. Même le feu flambait dans le poêle. Il est des matins heureux. Sans qu’elle me le demande, je lui montrai la photo. Inquiète, mais pas trop, car elle me voyait sourire : « raconte ! ». Je lui dis alors le faon, sa mère, les pousses de poirier.

Le soleil arrivait maintenant. Nous avions prévu une balade au Caroux. Il fallait partir tôt. Nous avions tout préparé la veille : l’eau, les chaussures, les bâtons de marche, le casse-croûte.

- Tu es prête ? Demandai-je

- Je me brosse les dents et j’arrive.

Dans le kangoo jaune, nous continuâmes à discuter.

- Tu as envie de repartir ?

- Non, répondit-elle. Envisager la descente, comment serait-ce possible ? Après tout ce que nous avons vécu ici.

Je restai pensif. Il fallait pourtant rentrer. Encore trois mois, et tout ceci serait terminé. Nous aurons tout notre temps, nous serons libre de rester ou partir, rêver ou écrire, voyager ou dormir. Avec valises ou sac à dos.

Je continuai :

- Il nous reste encore deux ou trois trucs à décider avant de partir. Est-ce qu’on casse la cloison de la salle de bains ?

- Et où je rangerai-je mon épilateur dit Alice, toujours malicieuse !

J’éclatai de rire, lâchant même un instant le volant pour poser ma main sur son genou.