#Défi d’écriture : le partage !

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Hallali

Ils sont là, dehors, je les entends.

Loin

Sourdine de protestations en flammes de colère

Qui deviennent hurlements

Leurs torches sont prêtes

Hallali

Sus à la femme infâme qu’ils ne veulent plus entendre

La rumeur gronde et s’approche

Je me prépare

Ils viennent me chercher.

C’est fini. Ils me traquent.

Ils savent que je suis ici, coincée dans ces rochers, battue par les vents, sans issue, sans recours. Ils seront là dans un instant.

C’est fini

Pourtant

C’est un soulagement.

Je m’élève

Et je les vois tels qu’ils sont

Des fourmis qui n’auront pas mon âme.

Ils ont voulu me posséder

Je ne les ai pas laissé faire

Ils n’ont pas pu me posséder

Ils m’ont accusée de l’être

Possédée

Démon

Sorcière, sorcière, sorcière, sorcière...

Je suis la femme

Lumière au bout de leur obscurantisme,

Je m’enflamme, je me détache de l’air,

Je glisse mes ongles dans la terre, remplis mes poumons, les vide entièrement...

Je me fonds dans la roche,

Mourir ici.

Je me fais eau

Je me glisse jusqu’à la source cachée entre les pierres.

Détachement

Force qui m’éloigne d’eux

Faites ce que vous avez à faire

Faites ce que vous avez à faire

Vous avez failli m’avoir

Je reste libre

Je pars, je suis bien.

Je pars parce que j’ai choisi de ne pas laisser ma vie entre vos mains

Vos mains qui pourrissent tout ce qu’elles touchent

Votre envie ne m’aura pas

Vous ne m’aurez pas en vie

Je sais que je saigne, mais en dedans

Mon cœur saigne en secret pour ceux que j’aime

Pour eux qui croient en celle que je ne suis pas...

Ils approchent

Je les entends à nouveau, leurs cris m’importunent, ils me ramènent là où je ne suis déjà plus.

J’ai aimé vivre

Pour le chant de la terre la nuit, pour la brûlure du soleil sur ma peau d’olive.

J’ai aimé vivre

Pour les yeux de ma mère, pour le pain chaud sur la pierre de feu.

Trop tard pour tout ça.

C’est fini, je dois oublier.

Ils ne doivent pas voir le regret de la vie dans mon cœur.

Souffle qui oppresse ma poitrine

Douleur d’aller jusqu’au bout

Faire ce que j’ai à faire

Pour ne pas les laisser faire

Je me relève

Je m’arrache les doigts sur les pierres

Je monte à pic

Je rampe

Aspic

Bord de la falaise

Ils sont en bas

Ne me voient pas

Dragon maudit

J’étends les bras

En croix de soufre vert

Je m’élance

Vol plané infiniment long

Je me fais cygne suicidaire

Discordantes

Harmoniques éternelles

Je tombe vers le haut

Eux restent accrochés en bas

Ils brûlent

Brûlent

Leur désir

Sublime ma chute

Vers le haut

Vers le haut

Vers le haut

Vers le haut

Là-haut

L’au-delà.