Yema

Yema

Sobre, sans effet de style ni décor de pacotille, Yema est un film intense et cru comme la lumière du pays qu’il raconte. Un film émouvant. « Yema » signifie la mère. Et c’est elle qui traverse l’écran dès la première image, elle qui avance en tirant derrière elle un traîneau de fortune sur lequel on devine un corps.

Les plans sont longs, les échanges dialogués rares. Dans ce territoire aride, la sécheresse s’est installée dans les cœurs, dans les expressions de la vie où tout est économie de moyens.

Yema, c’est l’histoire d’une femme, Ouardia, déchirée par la mort de son fils militaire, par ses soupçons qui reposent sur les épaules de l’autre fils, maquisard. C’est la force terrible de cette femme seule dans la dangerosité de la terre où elle revient vivre.

Dans cette tragédie, à travers les journées dures placées sous la surveillance d’un maquisard, cette femme plante et nourrit un potager. Hérite de l’éducation d’un enfant, son petit-fils, qui pourrait ramener un peu de légèreté dans ce décor à la terre rouge fendue, cassée par des heures d’ensoleillement sans concession de la campagne algérienne.

Djamila Sahraoui a réalisé ce film dans lequel elle tient le rôle principal, celui d’Ouardia.

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